Life in my city and the other side, Gregory Austin Nwakunor (Editor, Arts and Culture) The Guardian, novembre 2019.

En 2019, Victor Olaoye a remporté le Premier prix à la 13ème  Life in My City Art Festival (LIMCAF), Onugu, Nigéria. Il sera invité à la Dak’art Biennale du 19 mai au 21 juin 2022.

Diplômé de l’Université Obafemi Awolowo (Ace, Ondo), Victor Olaoyé est un artiste multi-media, titulaire d’ un BA.ED en beaux-arts et arts appliqués. L’artiste a remporté le prix du Life In My City Art Festival, (LIMCAF 2019), Onugu, Nigéria et bénéficiera d’un séjour lors de la Biennale Dak’Art du 19 mai au 21 juin 2022.

Victor Olaoye n’expose que depuis 2019, mais a déjà décroché le premier prix du Life in My City Art Festivam (LIMCAF) avec une invitation à la Biennale Dak’art 2022. et une exposition à la Galerie parisienne Marion Chauvy, du 7 avril au 14 mai. Un critique l’a qualifié d'”incontournable”.

Artiste multimédia, basé au Nigéria, Victor Olaoyé propose une réflexion sur le temps et la transmission, recontextualisant les influences socio-culturelles de sa culture yoruba, marquée par la mémoire de l’esclavage. A travers divers mediums et styles picturaux, la pratique de l’artiste est centrée sur le textile, en particulier le textile Adire et explore les relations entre identité personnelle et cultures ethniques. Victor Oaoyé intègre des objets traditionnels à valeur archéologiques reliés à des figues comme saisies dans un temps suspendu qui mesurent l’écart et mettent en perspective le présent lui-même, offrant un nouvel imaginaire

Teintés à l’indigo et riches de motifs graphiques infiniment inventifs que se transmettent de mère en fille les femmes Yoruba, ces textiles racontent la longue histoire coloniale.

LA CONVOITISE DE L’EUROPE POUR LE PIGMENT BLEU, BASE INCONTOURNABLE DES TONS VERTS, VIOLETS, NOIRS ET BRUNS, A GĖNĖRĖ, BIEN AVANT L’ESSOR DE LA CANNE A SUCRE, L’EXPLOITATION D’UNE MAIN D’ŒUVRE ESCLAVE.

Perpétuant la technique ancestrale du tie-and-dye, le textile Adire, porté drapé sur les corps de ses modèles révèle à l’artiste, une incroyable richesse d’expressions individualisées. Mais contrairement aux sociétés traditionnelles qui ne faisaient que perpétuer le passé, Victor Olaoyé fortifie sans la détrôner cette tradition. L’artiste reconfigure dans ses toiles, les notions de genre, de classe et d’image que ses modèles veulent communiquer.

VICTOR OLAOYÉ DÉVELOPPE UNE DOUBLE HISTOIRE EN FAISANT DE CE MATÉRIAU, BIEN AU-DELÀ DE LA PARURE, LE LANGAGE SPÉCIFIQUE DE L’IDENTITÉ DE SES MODÈLES ET L’ÉCLAT SPIRITUALISÉ D’UNE CIVILISATION.

Évoquant les drapés antiques ou les cérémonies impériales, les carrés de tissu, négligemment jetés sur l’épaule de ses modèles pourraient faire référence à la mythologie ou à l’antiquité si ce n’étaient leurs motifs teints à l’indigo qui renseignent sur l’univers culturel de l’artiste.

Artiste multimedia, Victor Olaoyé manipule divers mediums et superpose les techniques, synthétisant plusieurs styles picturaux dans un même espace. Des aplats de couleurs pures répondent, avec le choc d’un rose ou d’un bleu, à la vibration des tons des maîtres impressionnistes et intègrent les effets de matière restituant tout l’éclat des tissus Adire, au symbolisme spécifique de la culture Yoruba puis, de l’ère coloniale. La précision quasi-archéologique des tabourets traditionnels introduit une dimension historique. Les figures, semblant saisies sur le vif et comme arrêtées dans un temps suspendu, imposent l’existence d’un monde intérieur et une distance temporelle qui inscrit les œuvres de l’artiste dans le temps long.

NOUS SOMMES EXCLUS DU JEU CROISÉ DE LEURS REGARDS ET NE SAVONS RIEN DE LA NATURE DE LEUR RELATION. CONNIVENCE OU RUPTURE?

Des cadrages saisissants, des vues en plongée totale, des figures détachées sur un arrière-plan faussement neutre où l’air semble circuler autour d’elles ajoutent à la prouesse de l’exécution. Loin d’être neutre, ce fond est couvert de motifs végétaux et floraux stylisés, sérigraphiées. Les figures apparaissent et disparaissent dans les végétaux qui les habitent de l’intérieur.

UNE INTERCORRĖLATION QUI TĖMOIGNE DE LA PRISE DE CONSCIENCE DE VICTOR OLAOYĖ ET LE RELIE A SON HISTOIRE PERSONNELLE, VĖCUE DANS LA FERME FAMILIALE, UN ENVIRONNEMENT EN PLEINE NATURE QUI IMPRĖGNE TOUJOURS SON IMAGINAIRE COMME SES TOILES.

Les œuvres Kehinde et Taiwo, illustrent le culte des jumeaux chez les Yorubas “Taiwo” est le premier né.  “Kehinde”, “celui qui arrive après”. “Taiwo” est toutefois considéré comme le plus jeune. Il serait l’envoyé de “Kehinde”, aventurier qui, par son premier cri, fait signe à son aîné qu’il peut sortir voir le monde. « Kehinde » est donc perçu comme plus prudent, plus intelligent et réfléchi, tandis que « Taiwo » serait plus curieux et aventureux.

L’œuvre, Wooven Together est inspirée par Alo, conte africain Yoruba, transmis oralement de générations en générations. Le soir à la tombée de la nuit, les conteurs enseignent aux villageois, allongés sur un tapis et regardant les étoiles, les valeurs collectives. Leopold Sedar Senghor explique dans la préface aux « Nouveaux contes d’Amadou Koumba » : en Afrique, tout conte est l’expression imagée d’une vérité morale, à la fois connaissance du monde et leçon de vie sociale.    

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Kehinde, 2021,
Aacrylic on canvas, 115 x 92 cm

Victor Olaoye__Galerie Chauvy
iA N WO ORERE  (J’ai hâte…)
local dye et acrylique sur toile
154 x 154 cm
On hold
Victor Olaoye Galerie Chauvy
Wooven Together 
154 x 154 cm
local dye and acrylics on canvas
Victor Olaoye_galerie chauvy
ORO AJOSO (Last Discussion)
Local dye et acrylique sur toile
150 x 182 cm
On hold
Victor Olaoye_voix du textile
Laying in my father’s farm 
 122 x 122 cm
local dye and acrylics on canvas
Victor olaoye Galerie Chauvy

Taïwo
, 2022
local dye et acrylique sur toile
90 x 75 cm

Console, 2021, huile sur toile
154 x 154 cm

Victor Olaoye has only been exhibiting since 2019, but already landed first prize of The Life in My City Art Festivam (LIMCAF) with an invitation at the Dak’art Biennale 2022. and an exhibition at the Paris Gallery Marion Chauvy, from April 7 until 14 May. One critic called it ‘unmissable’.

Victor Olaoyé is inspired by the revival of art Adire, a textile stained with based-Indigo, emblematic of his Yoruba culture that tells the long colonial history and Europe’s lust for this blue pigment. reconsidering, this millenial material that could be accompanied, in the era of globalization, by a trend towards standardization, artist develops a double history. He strengthens without diverting it this tradition and he makes, far beyond the adornment , the specific language of the identity of his models and the spiritualize brightness of a civilization.
The artist explores the relationships between ethnic identities and cultures, in the context of a globalized world. In a pattern of globalization of trade, the supply of blue pigment to Europe generated, long before the rise of sugar cane, the exploitation of slave labor. The ancestral technique of Adire textile, in south-west of Nigeria, is based on the use of indigo, the essential base for green, purple and brown tones.
This natural dye allows infinitely inventive graphic patterns that, Yoruba women transmit, from mother to daughter, perpetuating the ancestral technique of tie-and-dye. Worn draped over the bodies of his models, they reveal to the artist an incredible wealth of individualized expression. But unlike traditional societies that only perpetuated the past, Victor Olaoyé reinforces without dethroning it, this tradition. Artist reconfigures in his paintings, the notions of gender, class and personal image that his models want to communicate.

VICTOR OLAOYÉ ACTUALITÉS

 LES « VOIX » DU TEXTILE
WOLE LAGUNJU / VICTOR OLAOYÉ
IBRAHIM BALLO / SAMUEL NNOROM

Vernissage 7.04.022
7.04.2022 – 14.05.2022

Dans le cadre de l’événement : Traversées Africaines

AKAA ART & DESIGN FAIR 2022
SOLY CISSÉ
VICTOR OLAOYÉ
SAMUEL NNOROM
WOLE LAGUNJU
21.10.2022 – 23.10.2022

téléchargement

Victor Olaoye sera invité à la Dak’art Biennale
19 mai  – 21 juin 2022,
ayant remporté le Premier prix à la 13ème  Life in My City Art Festival (LIMCAF), Onugu, Nigéria.

Victor Olaoye