Marta Pan

MARTA PAN son jardin de sculptures Fondation Marta Pan – André Wogenscky

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BUDAPEST 1923 – PARIS 2008

Une scène française d’un autre genre – A gaze at women artists in France – AWARE

Arrivée à Paris depuis sa Hongrie natale en 1947, Marta Pan est profondément ébranlée par la découverte du Nouveau-né (1915) de Constantin Brancusi qu’elle voit dans l’atelier de l’impasse Ronsin l’année suivante. C’est une leçon de formes, de « fini », mais ce qui la frappe encore davantage c’est le mouvement de balancier que le sculpteur impulse à l’œuvre et qui lui fait dire « Depuis lors, j’aime les sculptures qui bougent naturellement ». L’œuvre sculpté de Marta Pan met en jeu l’espace, l’équilibre, le mouvement naturel, car, d’après elle « le matériau de base de la sculpture, ce n’est ni la pierre, ni le métal, ni le béton. C’est l’énergie, son énergie. » La série des Cylindres, aux côtés des Cônes, des Sphères ou des Lentilles, initiée d’abord en Plexiglas à la fin des années 1960, sont selon ses mots « des espaces à [s]oi » de petit format qui tranchent avec la monumentalité et l’ingénierie des grandes œuvres publiques, ronde-bosses, fontaines, œuvres flottantes et jardins, dont les commandes affluent à partir de la même décennie et marquent l’histoire de la sculpture publique contemporaine en France et à l’international.

Marta Pan (1923-2008) arrived in Paris from her native Hungary in 1947. The following year when visiting Constantin Brancusi in his studio on Impasse Ronsin, he showed her his sculpture The Newborn (1915). Pan was deeply moved by this discovery which she saw as a lesson in form, in “finishedness”, but what marked her even more was the swinging movement that the sculptor conveyed to his work and which made her say: “Since then I have loved sculptures that move naturally”.  Marta Pan’s sculptures bring into play space, balance and natural movement because, as she explains, “the basic material of a sculpture is neither stone, nor metal, or concrete. It is its energy”. She described the Cylindres, Cônes, Sphères and Lentilles series, which she began in Plexiglas at the end of the 1960s, as small format “spaces for oneself” that contrast with the monumental nature of her large public works – sculptures in the round, fountains, floating works and gardens – and the engineering they entailed, for which commissions had been pouring in from the same period and which marked the history of contemporary public sculpture in France and abroad.

Hanna Alkema pour AWARE (Archives of Women Artists Research & Exhibitions)

DESSINS – SCULPTURES

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Fragments de paysage, 1998 – mine de plomb sur papier – 50 x 65 cm

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Fragments de paysage II – 1998 – mine de plomb sur papier – 50 x 65 cm

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