Marta Pan

BUDAPEST 1923 – PARIS 2008

Arrivée à Paris depuis sa Hongrie natale en 1947, Marta Pan (1923-2008) est profondément ébranlée par la découverte du Nouveau-né (1915) de Constantin Brancusi qu’elle voit dans l’atelier de l’impasse Ronsin l’année suivante. C’est une leçon de formes, de « fini », mais ce qui la frappe encore davantage c’est le mouvement de balancier que le sculpteur impulse à l’œuvre et qui lui fait dire « Depuis lors, j’aime les sculptures qui bougent naturellement ». L’œuvre sculpté de Marta Pan met en jeu l’espace, l’équilibre, le mouvement naturel, car, d’après elle « le matériau de base de la sculpture, ce n’est ni la pierre, ni le métal, ni le béton. C’est l’énergie, son énergie. » La série des Cylindres, aux côtés des Cônes, des Sphères ou des Lentilles, initiée d’abord en Plexiglas à la fin des années 1960, sont selon ses mots « des espaces à [s]oi » de petit format qui tranchent avec la monumentalité et l’ingénierie des grandes œuvres publiques, ronde-bosses, fontaines, œuvres flottantes et jardins, dont les commandes affluent à partir de la même décennie et marquent l’histoire de la sculpture publique contemporaine en France et à l’international.

Texte : AWARE (Archive of Women Artists, Research and Exhibitions), en charge du focus « une scène française d’un autre genre » pour Art Paris 2019.

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DESSINS – SCULPTURES

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Split Sphères, 1999 – mine de plomb sur papier -50 x 65 cm

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Cylindre 433 – Marbre Sivec -41 x 41 x 16 cm – Expositions : Fondation de Coubertin – Saint-Rémy-de-Chevreuse