Galerie Chauvy – Art moderne et contemporain

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 1945-1953 Il étudie avec Paul-Émile Borduas à l’École du Meuble de Montréal où il rencontre les jeunes intellectuels qui formeront le groupe des Automatistes.
Il participe à toutes les activités de ce mouvement entre 1946 et 1955
Deux premières expositions en  1946 et 1947;

 1948 signe le manifeste « Refus Global »;Depuis, il n’a cessé de remettre en question ses acquis. Constamment à la recherche de formes nouvelles et de nouveaux
modes d’expression, guidé par une impulsion réitérée de « passage à la limite » selon Charles Delloye. 
Nomade par sa curiosité de l’autre, Vancouver, Paris, New York,
la Californie du Sud ont été tour à tour ses ports d’attache bien qu’il a toujours maintenu des liens profonds avec le Québec où il revenait pour de longs séjours annuels.

Il vit à nouveau au Québec depuis 2008.Expressionniste abstrait et peintre d’action, dès 1946, artiste transdisciplinaire dans ses calligraphies
phoniques, ses dessins musicaux (1957-1960) ou ses événements interdisciplinaires des années soixante- dix, artistes cinétiques, d’un cinétisme suggérant l’expression
du mouvement jusqu’à l’hallucination incantatoire, minimaliste dans sa recherche d’épuration, mais en rejetant toute contrainte morale ou formelle, Barbeau a participé aux grands mouvements esthétiques de son époque tout en demeurant fidèle à lui-même.
Son œuvre entière traduit, dans ses mutations mêmes, la volonté d’ancrage
dans le présent et la 
projection dans l’avenir, caractéristique de la pensée de son temps.

Texte de Ninon GAUTHIER, Présidente AICA-Canada, critique, historienne de l’art, sociologue et épouse de Marcel Barbeau