DANS LE VENT 2020 Huile sur toile 160 x 160 cm

Parution d’un livre à quatre mains, Jean-Clarence Lambert, écrivain, poète et critique d’art, spécialiste internationalement reconnu du mouvement Cobra et Jean-Marc Brunet, artiste.

Jean-Clarence Lambert et Jean-Marc Brunet se sont choisis pour opérer un dialogue lié au feu : celui de l’or et celui du Phénix. Les transmutations chromatiques du peintre répondent à la quête des chercheurs d’or ou des alchimistes et aux métamorphoses de l’oiseau fabuleux que nous conte le poète.

Dans le vent, 2020
huile sur toile, 160 x 160 cm

Press release

Jean-Clarence Lambert, poète et critique d’art est le spécialiste internationalement reconnu du mouvement Cobra dont il a assidument fréquenté tous les membres. Il a été proche d’André Breton et de beaucoup de surréalistes. En avance sur son époque, avec ses amis Pierre Restany et Alain Jouffroy, il a défendu les artistes, ceux qui à la suite de Marcel Duchamp œuvrent pour un dépassement de l’art.

Quand Jean-Clarence Lambert veut écrire sur un artiste, il se rend dans son atelier et entreprend avec lui une série d’entretiens. Il peut même s’installer chez lui quelques jours à sa demande, comme il l’a fait pour Marta Pan ou Carl-Hennig Pedersen lorsqu’il leur a consacré une importante étude monographique aux éditions Cercle d’art. Ainsi les sources sur lesquelles il s’appuie sont principalement les œuvres et les dialogues avec les peintres ou les sculpteurs. Il pratique ce qu’il appelle lui-même, selon sa juste expression, une « critique de compagnonnage ». Les artistes sur lesquels il écrit sont ses amis ou le sont devenus. C’est le cas de Jean-Marc Brunet avec qui il a noué une amitié forte depuis une quinzaine d’années.

Jean-Clarence Lambert voit en Jean-Marc Brunet un nouveau « dépaysagiste », un artiste qui, dans la lignée de ses illustres prédécesseurs, renouvelle la vision et présente une image intérieure inédite, « vivante et vécue ». Comme chez eux, sa peinture se double d’une poétique des éléments naturels.  Jean-Clarence Lambert, qui a bien connu Bachelard et médité son enseignement, a l’intuition que, paradoxalement, l’art abstrait est plus encore peut-être que l’art figuratif lié au « règne imaginal » et aux quatre éléments. Dans un langage nouveau, l’art abstrait revisite les mythes et les métaphores de son temps.
Contrairement à l’idée communément répandue selon laquelle l’art abstrait serait gratuit, sans prise avec la réalité, Jean-Clarence Lambert montre qu’il nous relie au monde et qu’il est tout aussi concret que l’art figuratif. Sans jamais représenter, les peintres du dépaysage introduisent la lumière réelle comme Soulages, Debré ou Bellegarde, suggèrent des espaces cosmiques comme Tanouarn ou traduisent des rythmes et des mouvements comme Jenkins et Miotte. Ou encore donnent à voir l’éclatement de la matière, sa fusion comme Jean-Marc Brunet. La peinture de ce dernier est jaillissement, embrasement, feu d’artifice. Ses couleurs éclatantes semblent surgir d’un creuset alchimique : soufre, cinabre, rouge incandescent, bleu ardent.
Texte Françoise Py

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Jean-Clarence Lambert montre que, dès l’origine, on prête à l’or comme au Phénix des valeurs d’éternité. Le Phénix, métaphore de l’artiste et de son art, littéraire ou plastique, métaphore de tout être humain, a une existence poétique. Les pastels de Jean-Marc Brunet proposent une cartographie imaginaire qui assurément nous y conduit

COBRA, 2021,
Encre de chine et pastel
20 x 14 cm

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Pastel 763, 2021
30 X 20 cm

Lor et le phenix
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Dessin 761, A Jean-Clarence Lambert, 2021
Pastel et pierre noire, 30 x 20 cm

Jean-Marc Brunet

Pastel 765, 2021
30 x 20 cm

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Nouveaux Fragments, 2019
huile sur toile, 162 x 130 cm