Jean Miotte (1926-2016)

L’œuvre de Jean Miotte est complètement dédiée à une abstraction lyrique, forte et turbulente.  Après des études de mathématiques, il féquente, à la fin des années 40 les Académies d’art de Montparnasse et expose dès 1953 au Salon des Réalités Nouvelles. En 1961, l’artiste reçoit le grand prix de la Ford-Foundation. Il part aux USA. Installé alors à Soho, il fréquente les peintres, Robert Motherwell, Mark Rothko, Jacques Lipschitz ou Alexander Calder. Influencé par Matisse, Delaunay, Léger dans les années 50,  il arrive à partir de 56 à une expression gestuelle contrôlée. Formes, structures et rythmes  sont menés à leur paroxysme entre les écueils d’une  véritable aventure plastique, écrit Jean-Luc Chalumeau. Sa gestuellité côtoie Mathieu et restitue la “griffe” d’Hartung. Il aura trois ateliers à Paris, Hambourg en 1972 et New York.En 1980, Jean Miotte est le premier peintre occidental invité à exposer en Chine.

1950 - 44x66cm - Copie - Copie

Sans titre – Encre et lavis sur papier
1950/55 – 45 x 66 cm

MIOTTE Arrabal 99X80 - Ce

JEAN MIOTE / ARRABAL
Acrylique sur toile
90 x 65 cm

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Jean Miotte collabore très souvent avec des poètes comme René Char ou Arrabal. Le poème de Fernando Arrabal (1932) inscrit dans l’espace du tableau, s’inspire du grand peintre romantique, Caspar David Friedrich (1774–1840) Un homme seul se tient debout en haut d’une montagne et admire les cimes que l’on devine à travers les nuages cotonneux. Ce tableau représente à lui seul tout l’esprit du Romantisme. On y voit la solitude du voyageur face à cette nature, cette perfection divine que l’Homme n’a pas détruite.La noirceur du manteau et de la roche contraste avec la lumière de ce ciel dégagé, comme si les sombres pensées du voyageur s’effaçaient devant ce spectacle. Il semble vouloir appartenir à cette nature, mais il sait qu’il est un étranger, ici aussi… Ce Wanderer, selon la formule allemande, représente l’artiste que ses semblables ne comprennent pas. Il est le nouveau héros de ce XIXème siècle que l’on retrouve particulièrement dans les Lieder* de Franz Schubert ou dans les opéras de Richard Wagner.

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