De l’hibernation au… confinement
Exposition de restitution de la résidence à l’Institut français et à la Cité Internationale des Arts
, Paris, 4ème trimestre 2020

 « Fil d’hibernation »

Le projet de résidence, présenté à Paris à laCité Internationale, résulte du double choc crée, par les ruptures technologiques, d’une part, par la diversité des cultures dans un monde globalisé, d’autre part et, la prise de recul, nécessaire pour qu’advienne une nouvelle sociabilité.
Nouer des fils de coton en une multitude de points de jonction dans l’espace de la toile et les associer à des réseaux de lignes peintes à l’acrylique, résulte d’un long processus. Symbole de connectivité,  il traduit aussi, pour l’artiste, une quête : celle de ses forces de créativité.
Porteur d’une histoire à plusieurs niveaux, le coton véhicule, avec ses motifs symboliques, des histoires de circulation, de migration et d’appropriation. Un dialogue s’établit entre les idéogrammes de coton malien figurés à l’acrylique et les fils noués dans un langage minimal. Une synthèse s’opère entre expérience du monde contemporain et signification historique dans un univers de plus en plus numérisé.
Le recul pris par l’artiste, sur une certaine norme sociale caractérisée par son consumérisme, contribue à faire « tomber le masque » afin d’assumer sa liberté ainsi que les rôles, culturels, sociaux ou politiques que cette réconciliation avec soi-même autorise.

Artiste résident à l’Institut français et à la Cité Internationale des Arts, Paris, 4ème trimestre 2020

DE L’HIBERNATION AU… CONFINEMENT

La pandémie du Covi119 nous a fait basculer, d’un monde d’agitation à, un repli sur soi sans équivalent historique, une hibernation par obligation en quelque sorte. De cette situation inédite, émergent déjà des questionnements sur nos modèles politiques, sociaux, financiers…. Une ouverture sur de nouveaux champs de réflexion tend à permettre de plus grands échanges entre l’homme et la nature, dans un besoin de se reconnecter avec l’environnement réel. Cette méditation spirituelle est initiatrice d’une nouvelle forme d’action avec l’art comme lieu de liberté.

*Face aux difficultés de la vie, j’appelle, dans mes œuvres, à l’union et au vivre ensemble. Le coton noué, symbolise les liens que nous dévons tisser entre nous afin de rester soudés, même dans les difficultés, nous confie l’artiste qui accorde beaucoup de valeur aux couleurs des fils utilisés dans ses créations. Les couleurs symbolisent l’harmonie – non seulement entre Maliens ou Africains, mais aussi, entre les hommes de toutes origines.

 *Ibrahim Ballo, le tisseur de liens – Dakite Amadou – Aujourd’hui Mali – mars 2020