Ibrahim Ballo CV

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2012 Diplômé en Arts plastiques de l’Institut National des Arts du Mali
2017 Master en Arts plastiques Conservatoire des de Arts et Métiers multimédia Balla Fasseke Kouyaté du Mali.
2017
Lauréat du prix des ateliers Sahm en arts visuels – peinture.- à l’occasion de la sixième édition de la Rencontre Internationale de l’Art Contemporain (RIAC) Direction DakinDagara, historien de l’art.

Malien-born, Bamako–based artist Ibrahim Ballo in 1986.
Ibrahim Ballo-A.c

 EXPOSITIONS
2018
– Exposition à l’Institut français du Mali, initiée par le collectif Equations Nomades
– Les OFF de Dak(art – Group Show –
– Résidence à Brazzaville lors de la 6e édition de la RIAC des Ateliers Sahm
– Exposition Group show,  Galerie Develop ON, Paris
2017
– La migration des couleurs – Group show – Association APAC, Vaureal, France – 4 – 17 septembre

– Institut Français du Congo Brazzaville – Group show –
– Espace du Monde – Group show – Ouagadougou, Burkina Faso
2016
Segou art –  solo show  – les Off du Salon d’art Contemporain du Mali
2015
– Âme de mérite – Group show, Galerie Medina Bamako organisée par le collectif Tim’arts
– 31ème Salon des Artistes pour la Liberté en France en jumelage avec Amnesty international, Angers 2015

Membres de Tim’arts, un collectif de jeunes artistes basés au Mali.IL participe aux festivals et ateliers artistiques du Mali.
Depuis 2017 expositions solo et de groupe au Mali, en France, au Burkina Faso

Le mot du critique Hassan NJOYA

 Critique d’art du Cameroun/Curateur chez ICONE, participant à l’atelier critique d’art de la RIAC  2017, Brazzaville – Direction : Dakin Dagara, historien de l’art.

Le travail d’ Ibrahim Ballo illustre, à de multiples niveaux la réalité des cultures dans lesquelles il prend forme. Son œuvre « Plus jamais ça », est une métaphore des actes de suicide observés dans nos cités actuelles. Sa peinture devrait être lue comme un moyen d’accès à la compréhension d’une société en pleine mutation suivant une approche anthropologique. C’est en partie pour se positionner en tant que tel qu’est né la ‘’RETRO-VERSION’’ un terme conceptualisé et exploité comme démarche artistique.

Du fait qu’il ait grandit dans un environnement de tisserand, ses peintures sont fortement dominées par le tissage. « Au Mali le tissage fait partie des activités les plus présentes et vivantes bien qu’aujourd’hui cette pratique ancestrale survit péniblement affirme l’artiste La présence d’un tisserand au sein d’une famille ou d’un village était signe d’union et de solidarité. C’est sous un arbre, au cours de cette activité, que les dilemmes étaient résolus. Avec leur disparition progressive, on assiste à la désunion, le manque de solidarité et de partage, l’égoïsme et autres fléaux comme les violences et la corruption, l’immigration clandestine des jeunes. Si l’art nous renseigne sur la société qui le produit, c’est justement parce qu’il en est le reflet.

L’artiste réalise dans le cadre de la 6e Rencontre Internationale d’Art Contemporain de Brazzaville, dont le thème est ‘’Je te présente ma ville’’, une œuvre qui interroge le comportement des hommes vis-à-vis des règles qu’ils se fixent. Plastiquement son interrogation l’amène à représenter une femme enceinte se détachant sur un fond couleur nuit, auréolée de quelques touches chaudes symboles de l’espoir et de l’harmonie dont il est en quête permanente. Cette œuvre reflète une personnalité exigeante qui entretient la légende d’un artiste qui ne semble pas beaucoup s’aimer, préférant à l’égoïsme du moi l’altruisme de la création,