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JEAN-MARC BRUNET

Le cri de l'orage 2019, 162 x 130 cm, site

Jean-Marc Brunet (1970)

Jean-Marc Brunet expose depuis 1990 dans de nom­breux musées, en France et à l’étranger. Les toiles de ses débuts, inspirées par la musique le feront côtoyer Claude Nougaro, Aldo Romano, Charles Aznavour….Suivent des années de compagnonnage avec les peintres Oswaldo Vigas qu’il accompagne au Vénézuéla, Albert Bitran, Jean Rustin, avant le choc de l’Afrique, avec des séjours multiples au Sénégal en compagnie de l’artiste Ousseynou Sarr, les premières expositions à l’étranger,  la réalisation de monotypes, illustrations et livres-objets rendent  hommage au monde de la poésie. A partir de 2007,  un souffle lyrique envahit  ses toiles, témoignant d’une énergie sans cesse renouvelée

Le cri de l’orage, 2019 – Huile sur toile – 162 x 130 cm

22 LES FLEURS DE L’ETERNEL III 2017 H_T 146X114 - Copie
jean-marc brunet galerie chauvy
site-Le printemps silencieux 2019 162 x 130 cm, huile sur toile (1)

Les fleurs de l’éternel III, 2019 – Huile sur toile – 146 x 114 cm

Cristallisation, chant des oisillons, 2013 – HST – 130 x 194 cm

Le printemps silencieux, 2019 – Huile sur toile – 162 x 130 cm

ART HEBDO MEDIAS  CONVERSATION AVEC JEAN-MARC BRUNET

A l’âge de 20 ans, Jean-Marc Brunet s’est installé à Paris. Dans ses bagages, des paysages aquarellés et une irrépressible envie de peindre. Le jeune homme arpente les musées, frappe aux portes des ateliers. Observe et apprend. Le chemin ne fait que commencer. Pinceau à la main, il se glisse dans les formes de l’histoire de l’art. Comprendre pour lui relève de l’expérience. Le geste est d’emblée au cœur de ses recherches alors que la couleur est plus insaisissable. La toile parle, ombre et lumière, chaud et froid. Autant d’éléments que des voyages répétés au Sénégal rendent habités et puissants. Le temps fait son œuvre et libère le trait du sujet, fait jaillir l’expression des couleurs. Profondément inspiré par la nature, la peinture s’adresse aux sens. Dans la matière en expansion, les étoiles dansent tandis que le XXe siècle se termine et qu’une rencontre majeure se prépare. Les mots viennent frapper à la porte, ils s’immiscent et nourrissent le dessin.

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Les collaborations avec des poètes se multiplient et de nombreux ouvrages voient le jour. D’autant que le peintre a toujours cultivé son goût pour la gravure. Chez lui, à Chassemy près de Soissons, il a installé deux ateliers dont un avec une presse. Parlons donc un instant de cette maison pour ainsi dire bleue, qui réunit si souvent de nombreux convives à sa table. Tout le monde est là à cinq heures du soir1… et même beaucoup plus tard. Les amis d’aujourd’hui comme ceux d’hier. Les disparus aussi. Tous célèbrent la vie. Aux murs, les œuvres ne sont pas signées de la main de l’artiste, car jamais il n’hésite à mettre en valeur un travail qui n’est pas le sien. D’ailleurs, il arrive fréquemment qu’il soit commissaire d’exposition, comme pour Correspondances des arts, festival réunissant chaque année dans un même élan musique, peinture, sculpture et poésie2. A celui qui affirme avoir suivi le conseil de Rainer Maria Rilke – « Rapprochez-vous de la nature et cherchez à dire ce que vous voyez, comme si vous étiez le premier homme » – ArtsHebdoMédias a souhaité demander quelle est la nature du lien qui l’unit depuis plus de 20 ans à la poésie.

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