LES ARTISTES

IBRAHIM BALLO, ALHASSANE KONTÉ DIT LASS, DRAMANE BAMANA, ALASSANE KONÉ, SOULEYMANE KONATÉ .

En parallèle de la saison Africa 2020, organisé par l’Institut Culturel, à partir de décembre 2020 juqu’à mi-juillet 2021, la galerie réunit un groupe de quatre jeunes artistes, originaires du Mali, tous diplômés des Écoles d’Art du continent un cinquième est basé à Abidjan. Ces artistes exposent en solo, duo et en collectif à la faveur des évènements culturels qui gravitent autour du Mali, du Bénin, du Congo RDC, du Burkina Faso, du Sénégal et de la Côte-d’Ivoire…
Installation, assemblage, matériaux à usage industriel ou artisanal comme le plastique, le textile, la poudre de bois et la cendre … ces artistes témoignent d’une certaine audace dans les media et supports. L’expérimentation est à l’œuvre, constamment enrichie par les interconnections réciproques et les master-class données par de grands artistes, animés d’un devoir de transmission, comme Soly Cissé et Barthélémy Toguo.

Ibrahim Ballo  Vit et travaille à Bamako, Mali.
La pratique d’Ibrahim Ballo s’inspire du tissu traditionnel malien : le bogolan et les pagnes de coton. L’artiste transfère sur la toile deux savoirs culturels qui se côtoyaient au fil des siècles, sans s’interpénétrer : le textile, matériau à valeur artisanale connu depuis le début du 2ème millénaire siècle avant notre ère, avec celui de la peinture. Le textile est pris, dans son travail, au sens large : c’est le premier fil, le premier nœud. La fibre de coton nouée à la surface de la toile donne à celle-ci une troisième dimension et interfère avec la modernité de l’acrylique.

Alhassane Konté dit Lass Vit et travaille à Bamako, Mali, évoque les questions contemporaines prises en compte par son pays le Mali, autour du thème du changement climatique. Dans une implication réciproque : une fleur et un enfant, symboles forts de résilience, élèvent le propos de sa dernière série : À travers la fleur… au rang d’allégorie.

Dramane Bamana (1996, Bougouni, Sikasso, Mali) Vit et travaille à Bamako.
Dramane Bamana assemble sur toile des matériaux pauvres issus de son quotidien, tels les débris de seaux en plastique qui finissent au rebut dans les décharges de Bamako. La pratique de l’artiste va au-delà du simple art de la récupération. Son attention portée à une esthétique du déchet ou à une écologie artistique n’en est pas pour autant moins porteuse de sens. Penser à l’objet, c’est penser au sujet. Ces fragments multicolores de récipients qui furent si utilitaires pointent le problème récurrent de l’eau en Afrique.

À suivre, le fil d’Alassane Koné (Mali) qui travaille le coton en volume et couleurs vives comme s’il mélangeait de la peinture. Loin de l’artisanat traditionnel, l’artiste saisit avec ce matériau, chargé de symbolisme historique, le quotidien le plus prosaïque des enfants jouant ou allant à l’école.

Créatures hybrides, animaux : chien, cheval, oiseau…, composent le répertoire formel de Souleymane Konaté (Côte-d’Ivoire). Reflétant son aspiration à une réconciliation de l’homme et de la Nature, ses personnages sont à la fois hommes, animaux et plantes et créent une étoudissante mythologie.  Tel le procédé initié par Picasso dès 1913, dans des intentions décoratives, de petits points colorés ou taches plus larges, parsèment les corps des personnages qui se découpent sur des plages de couleur pure. L’artiste convoque un courant expressionniste, les couleurs joyeuses de l’art naïf ainsi que sa connaissance des cultures extra-occidentales avec une concepion décorative qui se déploie sur ses toiles de grand format.

Ces artistes dynamisent les lieux d’émergence de l’art contemporain que sont leurs collectifs et ateliers indépendants : Tim Art, Sanou’Art, Èquations Nomades, Badialan..,  leurs centres d’art comme Korè, Sebougou, Soleil du Mali, sans oublier le rôle des Institut Culturels français… Leurs oeuvres sont dénuées de tout exotisme, ce ne sont ni des idoles, ni des fétiches. Avec la nécessité de définir le présent et l’avenir, leur regard nouveau, à même de changer l’histoire, est en phase avec l’excellence des grands évènements d’Art Contemporain sur lesquels ils se retrouvent  :  les Biennales et les Festivals In et Off : Dak’Art, Segou, Faiva ainsi que les foires internationales comme l’Akaa (Also known as African) à Paris et 1/54 Londres, Marrakech et New-York.

IBRAHIM BALLO
 Cité internationale des Arts, Paris
OCTOBRE 2020 – JANVIER 2021

IBRAHIM BALLO
Exposition fin de résidence janvier 2021
« FIL D’HIBERNATION
DE L’HIBERNATION AU… CONFINEMEN
T »

  Le projet 

Ibrahim Ballo - Citte internationale des Art- Paris 2020