EN VUE CET AUTOMNE

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BALLO-e

C’est une vague déferlante, un élan créatif sans précédent qui a émergé, depuis peu, en Afrique et dans les diasporas du monde entier. Véritable tournant culturel de dimension internationale, ce changement s’enrichit continuellement d’interconnections réciproques. Ce qui dialogue aujourd’hui, ce ne sont plus les chefs-d’œuvres des grandes civilisations présentés dans les années 50 par André Malraux et ses expositions d’envergure, mais, les sociétés. Les sociétés dont ces artistes qui se partagent le monde font, souvent, le procès. Leurs oeuvres sont dénuées de tout exotisme, ce ne sont ni des idoles, ni des fétiches. Dans ce nouvel espace de liberté, ces artistes refont l’histoire, expérimentent des langages artistiques multiples et innovants. Ils relèvent le défi, changent l’art en dépit de tous les discours défaitistes qui l’ont déjà enterré. Cette nouvelle conscience historique est servie par la violence créatrice de leurs forces ancestrales plus que jamais avivées par la nécessité de définir le présent et l’avenir.

LES ARTISTES

DRAMANE BAMANA (1996 à Bougouni, région de Sikasso au Mali) Vit et travaille à Bamako.

Après une licence en Arts visuels, Dramane Bamana présente, en 2017, le concours d’entrée au conservatoire des arts et métiers de Balla Fasseké Kouyaté de Bamako. Il est membre du collectif Tim’Art et participe aux nombreux  évènements culturels du collectif. En 2019, il expose à Segou Art, festival sur le Niger et à l’exposition collective au Blabla de Bamako. En 2020, il participe à l’exposition JAA pour la paix et l’environnement, à l’Hôtel Tiama, (Côte d’Ivoire) et à l’édition Segou Art 2020 avec le Centre Soleil d’Afrique.

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ALHASSANE KONTÉ DIT LASS (1993 Kodié, Mali) Vit et travaille à Bamako, Mali

En 2017, LASS obtient un BTS en sculpture à l’Institut National des arts. Il se forme ensuite au Conservatoire des Arts et métiers Multimédia de Balla Fasséké Kouyaté de Bamako au Mali et a été deux fois lauréat du concours de la coopération Mali/Union Européenne. LASS est membre du Collectif Tim’Arts, avec lequel il expose régulièrement à Bamako,e participant à des expositions collectives au Musée National du Mali et à l’Institut Français organisées notamment par le Centre  Soleil d’Afrique.

Alhassane LASS-galerie Chauvy

 FRIGG TOSS (1997 Cotonou Bénin) Vit et travaille à Cotonou

Formé aux arts plastiques à l’INMAAC de l’Université Nationale du Bénin, Frigg Toss étudie durant  trois ans plusieurs disciplines :  sculpture, photographie, art numérique et design. Passionné des nouvelles technologies, il utilise des outils numériques et lance en 2019 : ‘‘PROJETCTION’’, un concept servant de base à la création d’œuvres aux univers graphiques singuliers,

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Bamana- Histore d eau
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IBRAHIM BALLO
FIL D’HIBERNATION
DE L’HIBERNATION AU… CONFINEMENT

Projet de résidence, Paris octobre – Décembre 2020

  Le projet 

ALHASSANE KONTÉ DIT LASS
À TRAVERS LA FLEUR
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Intitulée «A travers la fleur» la première exposition de Lass à Paris évoque les questions contemporaines prises en compte par son pays le Mali, autour du thème du changement climatique et de la menace de désastres écologiques. Dans ses compositions, réduites à l’essentiel, un dialogue semble s’instaurer entre l’enfant et la fleur, seuls et vulnérables, dans l’espace de la toile. L’enfant sait d’instinct que la fleur est vivante et fragile au même titre que lui. La force de la fleur dépendra de celle de l’enfant. L’artiste porte un regard à la fois critique et optimiste sur notre relation avec le monde qui nous entoure et la nécessaire protection de tout ce qui est vivant sur terre. Une notion bien intégrée au Mali, au vu des campagnes lancées ces dernières années pour combattre le réchauffement climatique et pour le reboisement comme : «Bamako vert», «Save le fleuve Niger», «Je plante mon arbre», «Ma rue verte», «Un Malien, un arbre »…

DRAMANE BAMANA
HISTOIRES D’EAU

Le propos de Dramane Bamana est de traduire les scènes de la vie contemporaine, la condition humaine la plus ordinaire au moyen d’une technique en adéquation totale avec ses sujets. L’artiste utilise des matériaux pauvres, issus de son quotidien, essentiellement, les débris de seaux en plastique qui finissent au rebut dans les décharges de Bamako. La pratique de l’artiste va au-delà du simple art de la récupération. Au-delà également, d’une esthétique du déchet ou d’une écologie artistique. La démarche d’assembler et coller sur toiles, ce matériau réduit à l’état de fragments, est, pour lui, porteuse de sens. Penser à l’objet, c’est penser au sujet. C’est avoir connu et connaître encore le va-et-vient de ceux, utilisant seaux et bassines en plastiques à la recherche d’eau pour leurs besoins quotidiens. Ces ensembles multicolores de récipients si utilitaires racontent l’importance vitale de l’eau. Qu’elle soit collectée aux bornes fontaines, sur les bords des cours d’eau ou distribuée par le réseau de la ville souvent déficient, lors de périodes de canicule, l’eau désormais de plus en plus rare en Afrique et dans le monde est nécessaire à toute vie.