Composition, 1963 Jean Bertholle
A partir de 1956, la charpente de ses compositions vole en éclats à la suite d’un séjour à Venise.
Il restitue, alors, dans ses toiles le chatoiement de l’eau sous l’action de la lumière.
Implosion maîtrisée de la couleur-lumière, Le miroitement de la lumière ne conduit pas à la dissolution des formes –C’est au contraire, la résistance de l’architecture à l’épreuve de l’eau que le peintre semble avoir transposé
A son inspiration du Carpaccio des années précédentes, succède l’admiration pour l’emportement du Tintoret – il découvre l’ensemble de San Rocco lors de la Biennale de Venise de 1960 où son oeuvre a été sélectionnée –
Des faisceaux ou des foyers colorés jaillissent de ses toiles entraînant la composition dans la dynamique. Suivant l’exemple d’anciens maîtres du clair- obscur, la lumière sourd de l’intérieur de la peinture Rien n’est plus difficile de sauver cette lumière dans laquelle vivent les formes. Les rapports dont elle est née ont beau être définis : l’accident menace constamment. Tout le temps du travail, l’instabilité de la lumière demeure, elle est toujours en devenir.
En 1965, il est nommé professeur d’un atelier d’art mural et monumental à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris
Jean Bertholle, la matière et l’esprit – Cat. exposition M.B.A. Dijon – 2011 – Ed. Somogy.
Exposition Le poids du Monde/Marcel Michaud – Musée des Beaux-Arts de Lyon
EXPOSITION LYON – Musée des Beaux-Arts de Lyon
organisée par Laurence Berthon
Exposition décembre 2010 : Le Paysage
Bazaine, Bertholle, Bolin, Brunet, Le Moal, Manessier, Singier
Chants de l’Aube de Bazaine Paysage hivernal de Manessier – Impressions d’été de Le Moal…….le retour au motif opéré par ces peintres au début des années cinquante témoignait d’un nouvel interêt pour la nature, oubliée pendant la guerre.
Il appartenait aux générations suivantes : Gustav Bolin avec sa spécificité nordique, J.M. Brunet à la vision contemporaine de reprendre en compte cette filiation.


