ETIENNE-MARTIN
Prochaine exposition octobre 2012
Paysage, 1956 Jean Le Moal
Collection Saidenberg
De l’eau, Jean Le Moal peindra les mouvances et les transparences bleues. Et de l’éclat d’un paysage, il peindra le flamboiement jaillissant avec un pinceau de feu Une certaine parenté avec Bonnard, dans la sensibilité vibrante, mais aussi la volonté de dépasser l’Impressionnisme, de fixer dans une architecture des masses colorées le papillotement impressionniste, d’enfermer des formes volontiers fuyantes dans des contours stricts, d’une géométrie ductile, mais ferme
Michel-Georges Bernard cité dans Jean Le Moal – Ed. Ides et Calendes, Neuchâtel – 2001 -
Olivier et chèvre, 1949 Edouard Pignon Sanary le thème de l’olivier
Edouard Pignon, dès 1936, avec son Ouvrier mort – véritable Pieta moderne – réussit la synthèse de la tradition et de la modernité qui lui vaut l’accrochage constant de ses oeuvres au Centre Pompidou -
Il s’attache à peindre : l’homme au travail
C’est au contact de la lumière vive du Midi qu’Edouard Pignon élabora son œuvre : une conception de l’espace que l’on ne trouve nulle part dans la peinture d’alors Sans doute plus que tout autre, parce qu’il est homme du Nord, Pignon est ébloui par la lumière du midi .
Le thème de l’olivier est vu comme une révolution – c’est une succession d’angles, des anamorphoses de visages d’hommes…..
Les cueilleuses d’olives, 1955 Edouard Pignon
C’est dés son arrivée à Collioure, chez son ami le peintre Willy Mucha, que Pignon initie sa contruction formelle du paysage.
Il commence à distendre l’espace pour Intégrer dans la nature l’homme vivant, agissant, travaillant où, sous les branches si plastiquement belles, se penchent les ramasseurs d’olives .
Pignon cherche à unir ces aspects de la vie , la beauté de la nature et le travail humain.
Il poursuit un graphisme : les oliviers, les terrasses, les vignes sont figurés par de véritables signes graphiques.
Il a trouvé une écriture, élaborée en tant que signes expressifs, ménageant des plans différents et préparant, pour les yeux, des glissements d’un plan vers les autres. L’espace entier vibre, s’éloigne et se rapproche.
Pignon – Henri Lefebvre – Le Musée de Poche – 1970 -



