André Beaudin

Entre les arbres,

Aquarelle, 1973 -
Aquarelle – 37 x 56 cm

Picasso disait : la méconnaissanec de l’oeuvre de Beaudin constitue une des plus grandes injustices de notre époque, lui qui aura eut très tôt la reconnaissance de ses contemporains tels que Juan Gris, Max jacob, André Masson, Paul Eluard, Jean Bazaine, Maurice Estève, ou Francis Ponge. 
Simplicité, fluidité et pureté  : ses compositions  mettent en avant le dessin, composante essentielle de son oeuvre.
Les thèmes sont ceux de la nature : arbres, fleurs,oiseaux mais aussi les portraits

Composition, 1950 André Beaudin

Huile sur toile, 1951
Huile sur toile – 76 x 51 cm

La rigueur de la composition est atténuée par le délicat coloris de lumières dépourvues d’ombres, des demi-tons  subtils.
Un équilibre sans élément dominant, tant au niveau des couleurs : les gris, ocre, verts… que des formes géométriques.

Cheval, 1938 André Beaudin

Huile sur toile, 1938 – Exposition 1962 Musée du Hâvre

Le dessin fait percevoir l’organisation du travail. Les figures, hommes, vaches, boeufs, chiens, moutons, chevaux, se disposent dans des remous , des circonvolutions, d’innombrables traits noirs qui font le décor terrestre et céleste des Bucoliques

Peu de peintures à l’époque étaient aussi joyeuses.. ,
l’organisation plastique mais non mathématique, créant un mouvement dansant. . Car chaque fois il faut aller au delà de l’intitulé , admettre qu’on ne voit pas dans La partie des quatre cavaliers blancs, une partie d’échecs injouable, mais une tornade d’où émergent les fiertés des têtes de chevaux et les menaces de quelques sabots.

Pierre Descargues  dans : André Beaudin  - Catalogue de l’ exposition au Musée de Belfort  2007 -