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Actuellement à la galerie Chauvy

Expositions Jean-Marc Brunet : Fort Napoléon et galerie Chauvy – article de Lydia Harambourg

Un sentiment de nature imprègne son oeuvre colorée et lumineuse. Il construit un monde à sa propre mesure. Avide d’espace, Brunet affronte son support – toile, panneau, feuille – avec immédiateté du geste qui se traduit par une inscription directe des signes, de traits, de taches, qui s’ordonnent avec l’évidence d’un langage qu’il fait sien.

Lyrique, son abstraction est d’abord une poème qui tisse des liens avec les grands invariants plastiques. La Méditerranée comme l’Afrique le font renouer avec les vrais secrets de la beauté.
Brunet en transcrit les rivages étincelants, les coulées naturelles brutalement endiguées par des gemmes desquelles s’écoulent des giclures, des fluidités et des vapeurs.

Flamboyante ou crépusculaires, sa peinture est propice à la méditation, contient une émotion dont la déflagration colorée envahit une espace pur dans dans un champ chromatique éclatant.
Epris de poésie et de musique, Brunet rejoint Nietzsche pour qui, l’art est plus important que la vérité. Ses séries d’hommages à Edgar Allan Poe ou Henri Michaux dévoilent une présence plus qu’elles ne la montrent.
Avec l’ensemble intitulé En rêvant, le souvenir intervient comme élément constitutif de son univers.

Son abstraction n’est qu’apparente, dans sa volonté de donner des équivalences visuelles aux phénomènes dont il infléchit l’ordre naturel au profit d’une ordre pictural. Le geste concentré allume la couleur travaillée dans sa texture sonore, invente des signes groupés suivant une cadence aux inflexions fusionnelles pour une mise à jour d’une lecture imaginaire, traversée de silences, de fracas, d’ouvertures sur l’infini

Les dessin mêlent étroitement les tracés suivant des flux rythmiques donat la rapidité d’exécution est en prise sur la métamorphose de l’écriture. Sa trame fine et serrée est organisée en boucle et en écheveaux qui se dévident sur une feuille de papier.

Lydia Harambourg

Le jeu s’envole : les collages d’Anita de Caro

Le vent - collage, 1989 - 56 x 71 cm

Exposition 5 - 14 avril

Vernissage le mercredi 4 avril à partir de 18h

La réunion d’une vingtaine d’œuvres sur papier exécutées  entre 1956 et 1997 capte  le pouvoir ludique des collages d’Anita de Caro.

Faisant suite aux rythmes paysagistes de ses débuts liés à l’abstraction lyrique, de nouveaux thèmes inspirent l’artiste qui va alors incorporer, dès 1956,  différents matériaux, sur de grandes toiles ayant pour sujet  le poème spatial de Mallarmé : Un coup de dés… ou, à partir de 1965, l’apparition des figures dans son œuvre.
De 85-89, elle construit des œuvre selon les règles pures du collage : formes et couleurs intenses  Dans les années 90, avec l’utilisation de fragments de gravure de son mari le graveur Roger Vieillard, elle  décline de nouvelles variations sur le thème du jeu et du hasard.

En 1994, avec une créativité toujours renouvelée, elle poursuit son voyage intérieur avec  la série des Planètes.

Anita de Caro, les collages – EN SAVOIR PLUS….

Jean Bertholle

Le site web sur Jean Bertholle est en préparation par l’Association des Amis de Jean Bertholle

Jean Bertholle : point de vue de Lydia Harambourg  sur Canal Académie….