L’oeuvre
Gustav Bolin (1920-1999)
1943-1968 la figuration
Le tableau a un sujet et un thème. par exemple : la mer.
Écriture en droites et courbes, crêtes et ondulations, etc, dont le jeu, le rythme et l’expression constituent ce qui m’a poussé à faire de ce sujet un tableau, ces signes ayant trouvé en moi une réponse.
Ou bien, voulant à nouveau peindre la mer en revenant l’année suivante, je suis pris,comme à mon insu, par l’expression d’une écriture
en arabesques, celle du figuier et de ses feuilles. Le sujet du figuier s’impose dès lors. (dessins, études, tableaux)
Texte extrait des carnets de l’artiste
1969-1980 la non figuration
La démarche de Bolin suscite en nous les mêmes impressionsque le plein soleil au sortir d’une chambre close. Que signifient ces bulles de toutes les dimensions plus ou moins épaisses ou allongées ?
Accommodons notre œil et nous découvrirons petit à petit des parasols et même des pins parasols, des figuierset même les formes pleines d’un grand nu.
Chaque fois, le peintre parvient à exprimer l’essence d’un paysage,d’un arbre, leurs composantes particulières.…Il use de couleurs chaudes. Une lumière grise, secrète, élégante,adoucit ces toiles peintes au soleil. soleil. C’est un exemple étonnant de la façon dont un lointain héritage de nuances et de couleurs particulières à un pays nordique
peut revenir à la surface et déterminer l’interprétation du paysage sous un autre ciel.
Jeannine Warnod – Figaro Littéraire, mai 1969
1980-1995 le retour à la figuration
En 1980 je commence à ressentir cette privation de la référence à ceque j’aime comme un appauvrissement, je ne trouve plus de nourriture suffisante par la seule imagination (En poussant plus loin et plus longtemps le style pourrait aussi devenir une manière).
Les signes abstraits deviennent peu à peu branches, vagues, etc… et enfin figures humaines.
Le sujet est à nouveau intégré.
Le sujet est à nouveau intégré.
Ces mutations ne sont pas concertées, elles apparaissent spontanémentdans le courant de la vie.
Depuis quelques années, je travaille en marge du monde marchand et aussi des tendances ambiantes de la peinture.
Texte extrait des carnets de l’artiste