L’Oeuvre

 En 1930, âgé de dix-sept ans, Vénard suit pendant six ans l’enseignement de l’Ecole des arts appliqués.
Apprenti chez un restaurateur de tableaux travaillant pour les musées de France. Il s’inscrit également à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts qu’il fréquentera quelques semaines.

Une admiration pour Derain donne naissance à des natures mortes brossées que Waldemar George reporte tour à tour, à l’illusionnisme magique de Sanchez Canton et à la géométrie concrète de Beaujin ou de Louise Moillon. Le Caravage et ses disciples français : Le Valentin, Tournier, George de La Tour .
Il adhère au groupe de Forces nouvelles . Avec Francis Gruber, André Marchand et quelques autres.  Ensemble, ils exposent à la galerie Billiet-Vorms.

Au début des années 1940, le peintre s’impose comme l’un des talents prometteurs de sa génération.
En mai 1944, dans une brasserie de la rue Dauphine, sous la houlette de Gaston Diehl, il est l’un des co-auteurs du Salon de Mai.  Ouvert, galerie Pierre Maurs, le 29 mai 1945, ce Salon exprimait  le désir qui pressait une génération montante de trouver la scène que lui refusaient les organisations déjà existantes ; la volonté de faire connaître au public le meilleur d’elle-même,  la ferme décision de mettre en lumière et de favoriser ce nouvel essor de l’art français que l’occupation avait rendu indispensable et que la Libération avait exalté

Après plusieurs expositions de groupe galerie Bazaine, galerie de France ou bien encore galerie Roux-Hentschel, les cimaises de la galerie Barreiro accueillent Vénard, en 1944, pour sa première exposition personnelle.

L’année suivante, il y expose aux côtés de Diego Giacometti.: Le sculpteur lui présente  son ami Cocteau. Vénard se lie également d’amitié avec Romain Gary et Jacques Prévert.
Par la suite, avec les années 1950, Claude Vénnard se tourne vers une écriture très personnelle  donnant au vieux cubisme une nouvelle et saisissante signification

BIBLIOGRAPHIE. : René Huyghe : Les contemporains, Tisné, Paris, 1949 -
                             Bernard Dorival : Les peintres du xx` siècle, Tisné, Paris, 1957
                             André Salmon : Claude Venard, Fischbacher, Paris, 1962 - 
                            André Salmon : Catalogue de l’exposition Venard, Gal. Vercel, Paris, 1969- in:
                            La Réaction figurative, Ed. Galerie 1950, Christine Counord-Alan, Paris, 1990 -
                           Lydia Harambourg, in: L’École de Paris 1945-9965. Diction. des Peintres, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1993.

MUSÉES:
BALE – BUENOS AIRES -DALLAS -DÜSSELDORF- GRENOBLE – LONDRES (Tate Gal.) – MEXICO – MONTRÉAL- MUNICH – NICE – PARIS (Mus. d’Art Moderne de la Ville) -ROUEN – SAO PAULO -TOKYO