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ALHASSANE KONTE DIT LASS

Artiste multimedia, Alhassane Konté dit Lass utilise l’acrylique, la cendre, la poudre de bois pour des compositions sur toile, papier ou contreplaqué et se concentre plus sur l’essence de ses personnages que sur leur exactitude physique. La récente série de l’artiste décrit des enfants saisis dans des attitudes d’ou seule émerge une acuité psychologique, loin de tout portrait académique. Dans ses compositions dépouillées, l’artiste use d’une palette réduite où le blanc domine avec quelques teintes claires et des contrastes de tons subtils.  Une touche fluide et des transparences d’aquarelle, en particulier pour la décoration florale de l’arrière plan, contribue au chromatisme délicat dans lequel baigne la composition. .

Né en 1993, Kodié, Mali, vit et traville à Bamako, Mali

En 2017, l’artiste obtient un BTS en sculpture à l’Institut National des arts. Il se forme ensuite au Conservatoire des Arts et métiers Multimédia de Balla Fasséké Kouyaté de Bamako au Mali et a été deux fois lauréat du concours de la coopération Mali/Union Européenne. LASS est membre du Collectif Tim’Arts, avec lequel il expose régulièrement à Bamako, Segou, participant à des expositions collectives au Musée National du Mali et à l’Institut Français organisées notamment par le Centre  Soleil d’Afrique.

OEUVRES SÉLECTION

LASS
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Technique mixte sur toile, 2020
75 x 63 cm

Technique mixte sur toile, 2020
92 x 158 cm

Technique mixte sur toile, 2020
65 x 50 cm

Technique mixte sur toile, 2020
105 x 73 cm

EXPOSITION
ALHASSANE KONTÉ DIT LASS
A TRAVERS LA FLEUR …

Galerie Chauvy
Juin – Décembre 2020
Dans le cadre d’Africa 2020

Intitulée «A travers la fleur» la première exposition de Lass à Paris évoque les questions contemporaines prises en compte par son pays le Mali, autour du thème du changement climatique et de la menace de désastres écologiques. Dans ses compositions, réduites à l’essentiel, un dialogue semble s’instaurer entre l’enfant et la fleur, seuls et vulnérables, dans l’espace de la toile. L’enfant sait d’instinct que la fleur est vivante et fragile au même titre que lui. La force de la fleur dépendra de celle de l’enfant. L’artiste porte un regard à la fois critique et optimiste sur notre relation avec le monde qui nous entoure et la nécessaire protection de tout ce qui est vivant sur terre. Une notion bien intégrée au Mali, au vu des campagnes lancées ces dernières années pour combattre le réchauffement climatique et pour le reboisement comme : «Bamako vert», «Save le fleuve Niger» comme : «Je plante mon arbre», «Ma rue verte», «Un Malien, un arbre »…