Marcel Barbeau Performances


Retour

PEINTURE PERFORMANCE PHOTO : UNE CRÉATION PLURIELLE

Le déplacement opéré par Marcel Barbeau, vers la Performance – résonance des pratiques dadaïstes revisitées au tournant des années 70 – éclaire la continuité et l’évolution de son parcours, entrepris depuis plus d’un demi-siècle, né des révoltes sociales du Québec de l’après-guerre il va théâtraliser, de plus en plus ses action-paintings, intégrant, sans jamais cesser de se développer, de nouveaux procédés, performances dans l’espace public : films, shows, vidéos -liant son travail de peintre et de sculpteur aux percussionnistes, danseurs, musiciens contemporains, chorégraphes.

Les Automatistes intégraient, déjà, la danse, deux de ses membres, Françoise Sullivan et Jeanne Renaud étudiaient la danse contemporaine, à New York, l’une au studio Boas et l’autre chez Martha Graham. Une grande intelligence du décloisonnement et la capacité à mélanger différents univers – photo, vidéo, performance, peinture, sculpture – entraîne dans les années 70, Marcel Barbeau vers des expérimentations multiples : calligraphies phoniques, dessins inspirés de la musique de Stockhausen (57-60), sculptures à base de matériaux industriels, dont celles en tôles d’acier, faisant l’objet de performances phoniques.

Ces rapports entre le corps, le mouvement et l’espace créent des passerelles de formes nouvellesen interaction avec musiciens, danseurs, percussionnistes, appelant le spectateur à déambuler, pénétrer toucher l’oeuvre