Galerie Chauvy – Art moderne et contemporain
 

Á cette occasion la galerie présente une aquarelle de
Valentine Hugo (1887-1968
1er souvenir de l’entrée d’Éthéry Pagava et Roland Petit dans « Les Forains «
Aquarelle sur papier, signée et datée 45 –  60 x 44 cm
Titrée en bas et portant un extrait de portée musicale d’André
Sauguet

du 10 au  25 novembre 

20 galeries

du Quartier Art Drouot      

en scène
avec
L’OPÉRA COMIQUE

vernissage jeudi 9 novembre
à partir de 18h

 Valentine Hugo 

LES FORAINS 1945

Ballet en 1 acte sur un argument de Boris Kochno, dédicacé « À la mémoire d’Erik Satie », Musique André Sauguet – Chorégraphie Roland Petit, décors et costumes Christian Bérard.
1 ère représentation à Paris, Théâtre des Champs-Élysées, le 2 mars 1945 – Orchestre de la Société des conservatoires, sous la direction de André Cluytens.

 

Ce ballet fétiche de Roland Petit, remporte un immense succès. Il fonde, alors, à l’âge de 21 ans avec Boris Kochno et sur les conseils de Roger Eudes, nouveau directeur du Théâtre
: Les Ballets des Champs-Elysées, première compagnie privée française.
Roland Petit avait quitté l’Opéra de Paris en 1944 et obtenu de son père qui tenait le restaurant « Le Massif Central » aux Halles, qu’il finance ce premier grand spectacle
au Théâtre des Champs- Elysées.
La petite acrobate dans les Forains, Ethéry Pagava était la petite fille du président de la République de Géorgie de 1918 à 1921, puis chef du gouvernement géorgien en exil, à Leuville-sur Orge,
de 1921– année de l’intégration de la Géorgie à l’URSS – à lde ce dernier a mort en 1953. Enfant prodige de la danse, formée par la grande Lioubov Egorova, elle est repérée
à l’âge de 12 ans par Roland Petit.
Danseuse étoile à 15 ans, elle est engagée dans les Ballets du Marquis de Cuevas. Elle y crée les chorégraphies de Lifar, Balanchine, Massine,  Nijinska.
Valentine Hugo
Elle épouse Jean Hugo, arrière petit-fils de Victor Hugo en 1918.
 » Un dimanche du mois de mars 17, au cours d’une permission (Jean Hugo à fait la guerre de 14-18), j’étais retourné rue d’Athènes, où se réunissait Ravel, Gide, Fargue …
sur le canapé était assise une jeune femme au long cou, vêtu de taffetas noir et de piqué blanc. C’était Valentine Gross. Je connaissais ses peintures des Ballets russes,
mais je ne l’avais jamais vue.
Quittant le lac impressionniste où elle n’avait pris qu’un peu de brume bleue pour colorier son dessin venu plutôt de Chassériau, le cygne de Boulogne –
c’est ainsi que Cocteau nommait Valentine Gross se laissait porter par le courant vers des eaux plus vives « . 
Jean Hugo cité dans : Le regard de la mémoire » éditions Actes Sud, 1989
La jeune femme venait de s’installer rue Montpensier, au Palais Royal, voisine de Paul Morand, ele recevait  Marcel Proust, Charles Daudet, Cocteau, Satie, Picasso…..
Devenue l’amie d’André Breton, elle se sépare de Jean Hugo en 1930.